Kim Boscolo
@kimalapeche
LA PÊCHEUSE DES GOUDES
“J’ai appris à marcher sur le pont d’un bateau, mon papa était pêcheur, j’étais toujours fourrée sur le bateau, je jouais même à la poupée avec les sardines !”
Issue d’une famille de pêcheurs, d’un grand-père scaphandrier et de parents marins, Kim a d'abord “roulé sa bosse” dans d’autres métiers avant de renouer avec ses racines. Après des études littéraires et un passage dans l’édition, elle a travaillé comme journaliste, notamment pour un magazine spécialisé dans la pêche en apnée. C’est à travers ce métier qu’elle rencontre son compagnon, pêcheur professionnel. Lorsque le magazine cesse d’exister, Kim se forme à la pêche professionnelle et achète son propre bateau.
“Je faisais des études de lettres, je ne me suis jamais dit que j'allais prendre la voie de mon père. C’est la vie qui fait que je suis mieux sur l'eau et sous l’eau que dans un bureau !” Spécialisée dans la pêche à l’oursin en hiver, elle utilise la plongée en bouteille, une pratique réglementée dans les Bouches-du-Rhône pour préserver les populations. Seule une quinzaine de pêcheurs (dont Kim) y est autorisée. La saison de l’oursin, limitée à deux mois et demi, débute mi-décembre. Au printemps et en été, Kim se concentre sur le poulpe et le poisson de roche, au filet. En novembre, elle se consacre à la dorade. Cette diversité permet de s’adapter aux saisons et aux restrictions. Avec son mari, ils gèrent deux bateaux indépendants pour optimiser leurs revenus, sauf en été où ils partagent le sien selon les besoins. Elle valoriseune vision différente du métier, enrichie par son parcours varié dans des secteurs non maritimes.
Sa réalité métier
“Femme pêcheuse et maman, c’est un vrai casse-tête ! Pour les autres pêcheurs, je suis peut-être "pas une vraie", car mes journées commencent souvent après 9h.” Être femme pêcheuse dans un milieu majoritairement masculin est un défi. Peu nombreuses, les femmes doivent souvent prouver leur légitimité. Sa double casquette de pêcheuse et de mère complique les horaires, car elle commence la pêche après avoir conduit ses enfants à l’école, contrairement à d’autres qui passent la nuit en mer. Cette organisation atypique est parfois mal perçue, mais elle reste fière de concilier ces rôles.
Son astuce cuisine
Pour vérifier la cuisson d'une dorade (thermostat à 180°C) : tirez sur la première épine de la nageoire ventrale. Si elle se détache facilement, cela signifie que la chair est tendre et que le poisson est prêt ! Et sinon, poursuivez la cuisson encore quelques minutes avant de réessayer
Où trouver ses produits ?
Sur les marchés
Marseille
Kim ne fait pas les marchés mais vous pouvez la trouver sur son bateau au Port des Goudes ;)
Au restaurant
- Mijoba
- Le Peron
- La Boîte à Sardines
- La Marine des Goudes
- Sépia